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Hiver 1815 : Napoléon n’est pas homme à rester s’ennuyer longtemps sur la petite île d’Elbe. Après y avoir restaurer les routes, assaini les eaux, il tourne en rond. L’action lui manque et la perspective de reprendre sa place sur le trône fauché par Louis XVIII (période de la première Restauration) l’incite à s’évaporer de l’île d’Elbe pour débarquer le 1er mars à Cannes (enfin Golfe Juan, puis tout de suite dans la foulée, Cannes) et entamer la route jusqu’au trône à Paris en passant par les Alpes.

Cannes est un petit port, la ville est existante sur la colline du Suquet, le reste n’est que sable et roseaux. Les villes côtières étaient peu habitées, en cause moustiques et marais, au profit des villes intérieures. La capitale de l’époque est Grasse avec ses tanneurs et ses parfumeurs, Cannes ne sert qu’au transit des marchandises par son port.

1er mars 1815 au soir, après avoir débarqué à Golfe-Juan, Napoléon arrive par la route qui longe le bord de mer. Cannes, riche de 3 000 âmes, est évidemment encore peu connue, à l’exception des îles de Lérins, situées dans la baie et réputées dans le monde militaire et religieux.

Napoléon bivouaque à Cannes à côté de la chapelle Notre-Dame de Bon voyage (qui deviendra la très jolie église actuelle), quelques heures avant de partir au petit matin, vers Grasse. La rue du Bivouac-Napoléon est née et c’est ici que démarre la sublime Route Napoléon.

 

Mais où Napoléon a-t-il dormi cette nuit du 1er mars ?

A-t-il bivouaqué avec ses hommes ? A-t-il suivi les conseils de Marie-Pauline sa sœur, de séjourner à l hôteloù elle-même avait séjourné deux ans auparavant ?

Ce que l’on sait :

La tente de l’Empereur est dressée à l’emplacement du n°15 de la rue des Belges. Un grand feu réchauffe et éclaire les hommes. Les factionnaires veillent aux quatre coins du camp, qui occupe un quadrilatère formé par les actuelles rue d’Antibes, rue Buttura, rue Bivouac-Napoléon et rue des Belges, qui à l’époque ne sont que dunes de sable.

Marie-Pauline, la seconde des trois sœurs de Bonaparte, elle, avait logé quelques temps à l hôtel Gazielle. Cette petite chapelle construite par les moines de Lérins, tombée en désuétude, puis devenue savonnerie, qui servit de magasin à huile et à blé, fut achetée et restaurée par M. Gazielle. C’est aujourd’hui le Splendid hôtel, construit sur trois étages en 1871, puis surélevé de ses deux derniers étages à la sortie de la première guerre mondiale.

20 mars 1815 : après avoir traversé les Alpes, Napoléon reprend son trône, c’est la période historique dite des « 100 jours » entre la Première Restauration de la Seconde Restauration.

A voir sur les traces de Napoléon à Cannes :

Plaque commémorative Bivouac-Napoléon, sur le mur de l’Eglise Notre-Dame du Bivouac (appelée aussi Notre-Dame de Bon voyage). Elle célèbre l’inauguration de la « route Napoléon » le 1er juillet 1932.

 

Les Fours à boulets situés sur l’île Saint-Honorat (Cannes – Iles de Lérins) :

Les îles de Lérins situées face à Cannes possèdent 4 des 9 fours à boulets dénombrés encore aujourd’hui en France. Bonaparte, en 1793 chargé de l’inspection des côtes, serait l’investigateur de ses fours.

 

Plus de renseignements : Office du Tourisme  – T 33 (0)4 92 99 84 22



A PROPOS DE L'AUTEUR
Delphine

Delphine

Avec un parcours mêlant culture, édition et tourisme, Delphine organise les publications du blog. Elle aime partager ses expériences culturelles, gastronomiques et dénicher de nouvelles adresses et idées loisirs. Les bons plans et les astuces ne lui résistent pas.

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